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LA RÉALITÉ DU PODENCO ET DES CHIENS DE CHASSE EN ESPAGNE

 

L’Espagne ?

Un pays européen, proche de chez nous, une destination de vacances…

Mais aussi un pays où la cruauté animale envers les lévriers et les chiens de chasse est sans limite.

Sans limite par le nombre de chiens mutilés ou tués et par la nature des sévices infligés.

 

Nous avons décidé d’illustrer cet article par des photos car il est nécessaire de montrer ce qui se passe, d’affronter la réalité.

Ces photos sont les moins dures trouvées, car nous savons que, pour certains d’entre vous, c’est déjà assez difficile à regarder et nous ne voulons pas vous choquer, mais bien vous informer.

Mais il faut avoir en tête que la réalité est bien pire que cela, croyez-nous. On peut parler de torture tant les sévices infligés sont abominables: pendaison, chiens trainés derrière des voitures, yeux crevés, battus à mort, mutilations, fractures ouvertes, brûlures à l’acide, ingestion forcée de produits toxiques, mâchoires brisées et bloquées par des bâtons, piqûres à l’eau de javel… C’est ça, la réalité des podencos espagnols!

Alors ne détournez pas les yeux, car c’est ça qu’ils vivent !

 

Être un chien de chasse en Espagne, c’est déjà ne pas être considéré comme un animal domestique, c’est n’avoir aucune protection, être à la merci de ses bourreaux.

 

C’est subir des coups, être privé de nourriture, de lumière, de soins, d’espace.

En fait, être privé de ses besoins primaires.

 

Vivre attaché, enchaîné, dans le froid et survivre.

Survivre à tout: aux autres chiens, au froid, à la faim, aux maladies et à son chasseur !


C’est faire de son mieux pour ramener du gibier à son chasseur, mais être quand même pendu dès la fin de la saison de chasse... Pas question de nourrir un chien entre mars et septembre !

 

Les podencos sont utilisés par les chasseurs pour la chasse au petit gibier mais aussi au gros.

 

Les podencos sont utilisés dans les rehalas. La pire chasse.

Rehala veut dire meute, ce sont des meutes de chasse en location. Elles parcourent tout le pays pour chasser le chevreuil, le sanglier et le cerf.

Les chiens sont loués pour des chasse au gros gibier. Les chiens sont des podencos ibiza, canario et campanero, des dogues, mastins et chiens de chasse courant, braques, beagles, etc.

Les rehalas s’affrontent entre elles, en compétition, dans les parties de chasse, en guise de trophée: des gibiers déchiquetés.

Les conditions de vie de ces chiens sont insoutenables: enchaînés à même le sol ou au mur, dans des hangars, dans le noir, laissés sans soins et parfois agonisant quand ils ont été blessés par les sangliers.

Mutilés, les oreilles et la queue coupées au couteau et brutalisés au quotidien.

Cette chasse ancestrale est interdite dans les autres pays européens car jugée cruelle pour le gibier… comme l’est la chasse avec des lévriers !

 

À la fin de la saison de chasse, les podencos sont victimes de traditions, elles aussi ancestrales, qui consistent à les pendre dans les oliveraies, à les jeter vivants dans des puits, à les traîner accrochés à des voitures… Les chasseurs rivalisent d’imagination, afin de faire subir les pires souffrances à ces lévriers qui auraient bafoué leur honneur en étant mauvais chasseur.

Si le chien a bien chassé, il pourra, dans certains cas, avoir une pendaison rapide et, dans le meilleur cas, être abandonné.

Beaucoup de podencos errent sur les routes, se font percuter par des voitures ou meurent de faim...

 

Que fait le gouvernement espagnol ?

RIEN ! Pour lui, ces actes sont isolés. Des dizaines de milliers de lévriers tués et mutilés chaque année...

 

Pour éviter la divagation de chiens, l’état a créé des perreras. Ces mouroirs qui, géographiquement, sont derrière les décharges dans les villages.

On se rend compte de la place du chien…

 

Les perreras !

Le pauvre podenco qui aura échappé aux mains de son bourreau, qui aura parfois eu la chance que la corde qui le pendait casse…

Ce lévrier va se retrouver livré à lui-même, avec des dizaines d’autres chiens, à se battre pour manger.

Certaines perreras laissent les chiens mourir de faim pour économiser le coût des euthanasies ou par indifférence…

 

S’il ne meurt pas de faim ou sous les crocs des autres, il sera parfois tué dans d’atroces souffrances et mettra des heures à mourir (utilisation de produit paralysant ou d’injection dans le cœur sans anesthésie) ou sera de nouveau entre les mains d’un chasseur qui viendra l’acheter 10 euros !


Voilà la dure réalité des podencos et galgos espagnols, mais aussi dogues et chiens de chasse courants.

 

Nous ne pouvons plus laisser faire.

 

Les associations espagnoles et européennes se battent pour que les lois soient appliquées, mais rien n’y fait et, avec la crise économique, c’est encore pire.

 

Il faut maintenir la pression, en parler, médiatiser les actions, adopter… pour que cette barbarie cesse, agissons!

 

"Pour que le mal triomphe, il suffit que les personnes au grand cœur restent sans rien faire."     Martin Luther King

 

Vidéo sur une rehala:

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Dernière mise à jour le 28-11-2020